lundi 2 décembre 2019

Astronaute (n.f)

La conquête de l'espace... ce sujet me semble si éloigné de mes préoccupations et j'avoue mon ignorance et même un désintérêt bête.
Je défends ma bonne Terre comme je peux aujourd'hui, bien consciente des dégâts que notre civilisation y a causés, mais jamais je n'avais pensé que lorsque la Terre ne serait plus en état d'accueillir l'Homme, d'autres planètes pourraient prendre le relais.

C'est le discours des Astronautes Thomas Pesquet et Claudie Haignerie, lors d'une émission sur le film Proxima, avec Eva Green dans le rôle principal de l'astronaute. Elle était entourée de ses "maîtres" pour parler de ce film qui retrace le parcours d'une femme, et mère de famille, qui part dans l'espace.

Ce film très documenté nous présente brièvement mais précisément l'entrainement très physique des astronautes ainsi que le travail de toute l'équipe qui les entoure, chaque jour selon un planning sans faille. Pour des missions sans faille non plus. Pour leur survie.

Mais ce film apporte une émotion toute autre avec la relation de cette mère hors norme et sa petite fille. Cruelle séparation pour la mère qui doit assumer son choix de carrière, à haut risque. Cruelle séparation pour une petite fille qui voit sa mère lui préférer sa mission, au point de larguer sa maison, et laisser sa fille chez son père, accompagnée de son chat et ses plantes.

Une petite fille qui va se rapprocher d'un papa qui prend le relais à terre, dans une vie normale, fier de cette femme astronaute. Une petite fille trimbalée en Russie au rythme des visites autorisées, et qui sera au premier rang pour voir s'envoler la fusée dans l'infini, avec sa mère, héroïne de l'espace. Que d'émotions  pour cette mère et cette petite fille qui seront à jamais différentes des autres !



dimanche 27 octobre 2019

Mon Dieu

Scandales dans l'église catholique, pédophilie des prêtres, viols des religieuses, mensonges... tous ces mots qui ne devraient pas co-exister me brûlent les yeux et le coeur.

J'ai lu le magnifique livre de Grégoire Delacourt "Mon père", bouleversant.
J'ai vu le très bon film "Grâce à Dieu", subtil et grave.
Je n'ai pas vu "les Innocentes" qui se déroulaient en Pologne et en ai raté d'autres sans doute.
Je n'ai pas envie de graver des mots sur ce que j'ai entendu ou vu à la télévision également, les documentaires se multiplient et la parole se délie enfin.

J'imagine un Pape bien torturé par ces horreurs, et ma foi a confiance en l'homme qui se débat dans une institution séculaire, prisonnier de cette toile d'araignée.
Je crois en Mon Dieu, guide spirituel et lumière dans ma vie.

Mais j'ai honte, je vomis ces actes innommables.
J'enrage de ces souffrances qu'ont endurées des innocents dupés par des violeurs déguisés en prêtre qui devraient être jugés comme des hommes, comme les autres. Rien ne peut les mettre hors de portée, et encore moins le costume qu'ils ne sont pas dignes même de toucher.
Ils ont détruit des vies, ils ont sali la religion, ils ont trahi leur église.

La douleur, le doute et l'incompréhension entachent pour toujours mon rapport à l'Eglise ; mon regard ne sera plus jamais le même ; le pardon est un des plus difficiles commandements de Dieu, et je ne sais pas pardonner de tels crimes car la colère est trop forte.

Je veux prier pour que cela cesse et que le monde aille mieux. C'est un peu d'amour que je partage dans mes prières, révoltée, triste, déçue.





dimanche 16 décembre 2018

Papas à l'honneur

Dans les trois derniers films que j'ai vus, j'ai été touchée par des rôles de papas sensibles, émouvants, aimants. Formidable trace de notre société, le cinéma est le premier témoin de notre temps et de nos moeurs, aujourd'hui en pleine évolution familiale.

L'autre soir, j'ai vu pour la première fois Les 400 coups (François Truffaut) et j'ai été choquée d'y découvrir la violence et la sévérité avec laquelle est traité le petit Antoine, victime d'une éducation et d'un couple de ces années lointaines.

Autres époque, autres moeurs, les familles sont décomposées, recomposées, on parle plus "facilement" de sujets difficiles : violences sexuelles, abandons d'enfants, transgenre... voici ces 3 films passionnants que j'ai particulièrement aimés en cette fin d'année :

Dans Girl, le père élève seule sa jeune fille transgenre, en pleine mutation, sous traitement hormonal et pleine d'une lourde souffrance morale enfouie sous la souffrance physique d'un corps maltraité par la danse classique. Le père est fantastique dans la proximité avec sa fille, le respect de sa différence et le dévouement.

Pupille : AfficheDans Pupille, le tout petit bébé est confié à un père adoptif en attendant de trouver une famille: c'est Gilles Lelouche qui prend en charge ce nourrisson en gardant sa virilité d'un homme qui assume tout à fait la douceur et la patience nécessaire. Formidable rôle pour cet acteur.

Dans Chatouilles, c'est le père également qui console sa fille face à l'horreur du viol qu'elle révèle. Un homme brisé mais qui reste à l'écoute de sa fille. Touchant.

Des hommes qui assurent l'éducation, la prise en charge, la douleur.. qui restent des hommes avec des besoins masculins mais un rôle plus maternant. Où j'imagine des qualités féminines, la douceur, l'écoute et la patience, mais où je suis émue que le cinéma mette en avant cet avancement primordial et fondateur vers l'égalité des rôles à l'intérieur de la famille.


dimanche 4 février 2018

Gaspard m'enchante

Je reprends en 2018 mes critiques ciné, un an après mon dernier article ! cette année 2017 est passée comme une étoile filante, new job et famille bien agitée...

Un joli film, un vrai coup de coeur  pour moi :"Gaspard va au mariage", de Antony Cordier, avec des acteurs formidables : Christa Théret, Felix Moati.... Cette famille un peu folle dégage une énergie et une bonne humeur contagieuses, malgré une histoire pleine de gravité.

J'ai aimé cette fratrie fantasque, libre et complice, riche d'une enfance aimée, élevée dans la nature et au milieu des animaux d'un parc animalier en désuétude. Au coeur du zoo, la maison est un refuge et un capharnaüm, plein de vie et de souvenirs, au charme colonial qui sied bien à la folie de ses hôtes. Au contraire, la forêt filmée dans les brumes humides de l'automne est l'endroit d'où viennent tous les dangers extérieurs à la famille, une sorte de zone frontière autour du zoo. Tout cela est observé par Laura, invitée surprise au mariage, qui apporte également son petit grain de folie et sa candeur dans une jolie relation avec tous ces personnages. On rit, on sourit, on s'émeut.. et ça fait vraiment du bien !

Un film salué par la critique, Télérama, Le monde.. unanimes devant cette parenthèse de bonheur et de fantaisie.

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/01/30/gaspard-va-au-mariage-le-paradis-perdu-de-l-enfance_5248921_3476.html


dimanche 29 janvier 2017

La la land

Je vous propose 8 bonnes raisons de voir/ ne pas voir ce film, qui fait un buzz bien immérité, mais qui a quand même quelques atouts: à vous de choisir :
  1. Un titre ridicule : je cherche encore pourquoi ce lala, si ce n'est pour les quelques notes au Piano qui constituent un mince fil rouge
  2. Pas assez de danse !  il y a 3 scènes de "comédie musicale" dansée, qui sont très chouettes : l'intro du film, superbe au style West Side Story, une jolie scène de claquettes style Fred Astair, et la magnifique "conclusion", très Jacques Demy. Cela doit représenter 20 mn sur 2 heures terriblement longues.
  3. Pour une comédie musicale, les chansons sont inexistantes, et sans épaisseur. Heureusement que Ryan Gosling s'est mis au piano, il semble virtuose, et ça lui va bien.
  4. Un scénario romantique plat comme une crêpe : mièvrerie assurée. A peine 2/3 baisers de cinéma, et ne vous attendez pas à fondre devant le beau Ryan : peu d'émotion, ça va trop vite, ça bavarde trop ! Mais ils sont si beaux.. on peut rêver un peu quand même !
  5. Emma Stone remplit l'écran : elle est bourrée de charme, mais il vaut mieux aimer sa moue coquine. Et sa garde robe est tout à fait parfaite : sexy classique, un brin ringarde de temps en temps, coupe de cheveux impeccable et dynamique !
  6. Une morale bien fade sur les choix à faire dans la vie pour réussir : heureusement que le happy end apporte un zeste de surprise
  7. Des images magnifiques de Hollywood, de la ville vue d'en haut, des superbes prises de vue, des couchers de soleils absolutely romantics ! Bravo pour cette balade américaine bien propre et esthétique, des street art, des boites de jazz, des appartements bien américains..
  8. Un style Woody Allen... à moins que ce soit Emma Stone qui nous rappelle d'autres films d'une autre dimension !
Bon, vous l'aurez compris, un film qui cherchera son public..


mardi 1 novembre 2016

So smart


Coup de colère ce matin dans le métro en observant une maman qui jouait sur son smartphone avec un petit garçon dans les bras qui avait beau soupirer et se tordre, mais sa mère n’y prêtait aucune attention !

Autres scènes : les déjeuners en famille où les jeunes ont leur portable sur les genoux pour ne pas être vus ! Et ce malgré la règle familiale.. pas à table !

Autre effet pervers du smartphone : les selfies devant tous les monuments du monde. Envahis par ces touristes qui dégainent la perche devant chaque paysage, sujet principal de leur voyage : montrer qu'on y était.

Enfin au musée, lorsque le gardien n'est pas trop regardant, certains visiteurs photographient chaque tableau, et les galeries se transforment en cortège de smartphones... à la queue leu leu devant les oeuvres (parce qu'il faut être bien en face pour éviter les reflets)

Sans parler du côté plutôt humoristique de certaines scènes comme un couple à table chacun sur son appareil, la célèbre photo de Hilary Clinton derrière son public lui tournant le dos... ou les sinistres accidents de "selfie" trop près du vide, des vagues, des requins...

Combien d'addicts (de tout âge) vont attraper des bonbons ou des mini-héros sur des écrans de 20 cm2, s'user les yeux en scrutant la forme qui tombe mais aussi écrire d'inutiles conversations, scruter des chats mignons et des recettes sur Facebook et liker sur tout ce qui fait sourire béatement et bêtement en pleine "inconscience"....?

Aujourd'hui on a besoin de remplir nos vies, et nos vides, par ces réseaux sociaux et ces outils tellement incroyables, mais heureusement, et finalement comme pour toute forme de culture, il existe des jeux de lettres ou de logique, des posts magnifiques qui nous font voyager au bout du monde, des blogs pour apprendre sur toutes nos passions, des photos magnifiques ou simplement qui nous rapprochent de ceux qui sont loin...

Alors tant pis, ceux qui usent leur temps de cerveau disponible sur des "bêtises" ne m'empêcheront pas de faire bon usage du monde au bout de mes doigts et d'être totalement connectée à tout moment de temps libre ! Et surtout, mon smartphone ne fera jamais concurrence à un bon livre, un bon film, un bon repas entre amis et une bonne soirée débranchée !







vendredi 7 octobre 2016

Happy End for Bridget

Chère Bridget,
merci pour ce happy end que tu nous sers sans trop de guimauve et en gardant ce petit air niais qui fait ton charme ou surtout qui permet à nous autres, filles normales de se trouver un peu moins stupides que toi ! Tes séries catastrophes, gamelle dans la boue, code pin perdu, sac oublié, clés introuvables, coiffures improbables, micro pas éteint, anniversaire raté.. et j'en passe.. me font toujours rire et chaque fois je me sens plus légère (et je parle bien de kilos aussi), plus jolie (oui, avoue que les gros plans sur le gras et les rides ne sont pas à ton avantage), et surtout finalement beaucoup moins bête !

Mais, chère Bridget, as tu bien réfléchi entre Jack et Marc ? L'un te couvre de fleurs et de baisers, de gâteaux et est toujours là.. et l'autre a du mal à caser 2 mots, sans parler de mots d'amour.. et Jack est si beau, moi je me serais noyée dans ses bras, avoue que tu as hésité quand même ! Mais bon, tu es une gentille fille, et l'autre introverti te fait chavirer avec son air de chien battu, de victime et de grand benêt malheureux.. ça ne se discute pas.

Comme toujours, tu te mets dans un pétrin cocasse pour une histoire de préservatifs périmés, et ton accouchement est à la hauteur de ta réputation de fille qui s'en sort presque toute seule ! Heureusement que ta gynéco est chouette, tu pouvais au moins compter sur elle plutôt que les deux playboys qui profitent que tu sois incapable de bouger pour te faire leur déclaration ! eh oui, le romantisme au pire moment de ta vie.. merci Marc !

Alors Bridget, c'est fini tout ça, tu es casée maintenant ? Mère de famille parfaite : LOL... j'attends la suite, parce que tu vas forcément oublier ton bébé au supermarché, craquer pour le babysitter,  foirer les biberons et bien d'autres encore que je ne peux même pas imaginer tellement ma vie à moi est simple, facile, rangée et pas drôle du tout !

Sans rancune Bridget, be Happy in Love ! tu resteras mon amie pour toujours depuis notre première rencontre... il y a au moins 15 ans !
sophie






mardi 27 septembre 2016

Sorolla

A la découverte d'un magnifique peintre espagnol, Joaquin SOROLLA, exposé à Giverny dans ce magnifique village de Monet.

Superbes jeux de lumières dans la grande voile de son tableau "Cousant la voile", ainsi que dans les murs couverts de Roses et de Géraniums.. c'est un vrai coup de foudre que j'ai ressenti devant cette grande toile !


De style impressionniste, il présente de magnifiques tableaux en bord de mer, où l'eau est si transparente qu'on pourrait la sentir sur la peau. Ses enfants jouant dans l'eau sont remarquables de vérité et de douceur.

Une magnifique découverte pour moi qui aime tant ces impressionnistes, et ne me lasse jamais de leur talent.


mardi 13 septembre 2016

Silence !

"Dans l'air, ce parfum exquis de gardénias et d'orangers, qui se condense le soir sous le feuillage épais ; un grand silence, mêlé de bruissements d'insectes sous les herbes." Pierre LOTI, 1882

J'habite au dessus d'une école maternelle, et je suis au chômage, chez moi. On ne peut pas imaginer les hurlements d'une horde de petits enfants lâchés dans une cour après une heure enfermés en classe, si on ne l'a pas vécu. Jamais je n'aurai pensé que cela me dérangerait autant et m'empêcherait de me concentrer, et même deviendrait obsédant au point de câler ma journée sur leurs heures de récréation.

Face à cette intrusion dans mon espace vital, je comprends combien le Silence m'est essentiel. Il maintient mon esprit au calme, m'offre une introspection et une pause avec moi même.

Adoubé par les poètes et les romantiques en particulier, le silence est glorifié dans la nature, les champs et les forêts, où se faufilent en surimpression tous ces bruits d'animaux, d'oiseaux, de vent, de mer... Drôle de paradoxe que les bruits de la nature puissants, entêtants, stridants.. qui font ressortir le silence.

Il y a tant de silences.
Le silence de l'église, en communion avec la foi.
Le rare silence de la nuit, quand la ville dort quelques heures.
Mais aussi le silence de la solitude, de la mort, de l'absence d'un être cher.
Celui de la souffrance qui ne peut pas si dire. Il peut être épais et lourd, chargé de malheur et de noirceur.
Certains peut-être le fuient, d'autres le recherchent.

Et il y a tellement trop de bruit dans ma vie. Difficile de citer des moments où on n'entend rien, vraiment rien. Autant que l'espace, c'est le silence qui me semble une chose devenue rare dans ma vie. Et précieuse. Et un bel objectif de changement qui viendra !

A découvrir : le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales : cnrtl.fr/definition/silence

samedi 3 septembre 2016

Divines

A l'affiche du film DIVINES, deux filles géniales riches en amitié et en courage.
Dounia et Maimouna (beur et black) sont des amies inséparables. Lorsque Dounia quitte l'école -après une scène terrible-, elle plonge dans l'univers des petits délits pour gagner de l'argent, en acceptant les règles de la "chef" de la cité !

La découverte d'un jeune danseur par les deux jeunes filles cachées dans les coulisses, élève Dounia vers des émotions nouvelles, et ces  moments de danse, de musique et de grâce apportent une douce lumière au film. Au propre comme au figuré, grâce à des points de vue et d'éclairage qui jouent entre ombre et lumière, haut et bas.

Ce qui n'empêchera pas le drame, et la réalité de la cité se résume dans la dernière scène où les pompiers refusent d'intervenir dans ce monde hostile.

Ces deux actrices sont vraies, joyeuses, simples et illuminent ce beau film sur la vie dans la banlieue française.






nudité

Cet été la presse et la politique se sont noyées dans l'affaire du Burkini ! Rapidement, rappelons que il s'agit pour certains de s'offusquer que les plages françaises soient foulées par des femmes musulmanes qui passent de la Burka ou Burkini, sans lequel elles ne peuvent se montrer.

Moi féministe affirmée, mais non violente, je déplore bien sûr le manque de liberté de ces femmes. Qu'elles soient d'accord ou non pour porter ces "caches femmes", il est certain que elles n'affichent pas une grande liberté de penser ni d'agir.. et c'est ça qui est bien triste.

Moi, amoureuse du sable chaud et du bruit de la mer, je les plains de ne pouvoir sentir sur leur peau le soleil de l'été et le sel de la mer. Et je leur prescrirai une bonne dose de plage en maillot pour le moral, le bien-être, le plaisir...

Enfin, mais qui sont ces "maires" des villes, qui empêchent des femmes d'aller sur la plage sous prétexte que la tenue ne leur plait pas ! Il faut voir un peu plus loin.. la plage comme la rue, comme le métro, comme les supermarchés, sont espace public et libres dans notre pays !


Au Portugal, je me suis bien amusée sur la plage justement à admirer les tenues des femmes ! Nous sommes passées d'une aire "topless" à une aire "string rikiki". Aucune paire de seins à l'air sur les plages de l'Algarve (la pudeur un peu conservatrice peut être ..?) mais des paires de fesses bronzées jusqu'à la raie : toutes en string plus ou moins élégant, plus ou moins gracieux... ! oui je suis un peu vulgaire, mais cet habillement qui en cache bien peu est bien plus provocant que le naturisme où s'affirme un esprit libre, nature et égalitaire.

Alors entre nudisme, Burkini et string.. la société vit bien des hauts et des bas, et la tolérance a bien du chemin à faire dans les esprits toujours embrumés de bienséance bien mal placée !

jeudi 1 septembre 2016

pensée de rentrée

"Il n'est jamais trop tard pour devenir ce que l'on pourrait être", Georges Eliott (femme de lettres anglaise 1819-1880)

Devant ma page blanche et mon curseur immobile, devant mon avenir à construire, devant les jours vides à remplir... j'essaye de faire surgir le fond de mon être, ce qui me fait chaque jour rêver.

Ma tête est pleine d'envie, mes mains pleines d'énergies. Je cherche comment donner la priorité à ce que j'ai enfoui sous les couches de la vie quotidienne, de la survie et des habitudes, de la peur et de la raison. Je creuse et ressors une à une les étoiles qui m'éclairent et je les accroche en haut de mon ciel.


Je remercie chaque jour mon ange gardien de m'avoir fait telle que je suis, bien ancrée, forte devant les épreuves, pleine d'atouts et d’honnêteté et j'ai confiance dans ma vie.

Alors voici septembre, les vacances sont finies, et je me lance sur une nouvelle route.
On the Road again. Positive. Optimiste. Remplie d'espoir.






mercredi 10 août 2016

Flip 47

Christophe André, dans son Abécédaire de psychologie positive, me dit que je suis au pire moment de ma vie ! Flippant...



Mais plein d'espoir : derrière le fond de la courbe, cela remonte, et remonte haut ! je ne peux que me réjouir des années qui arrivent ! et cela tombe bien, car en effet, j'avais l'impression d'être au fond du trou tout en gardant bien en tête cette lumière devant moi. Intuition ? Optimisme ? Peu importe, si Monsieur le psychiatre me démontre (chiffres à l'appui) que le meilleur est à venir, je suis rassurée et fais confiance à ma bonne étoile !


dimanche 7 août 2016

Buren en couleur




Petit tour sous la grosse chaleur de ce dimanche d'août à la Fondation Louis Vuitton, dans le bois de Boulogne, à l'ombre sous les grandes voiles habillées par Buren.


Jolies couleur, jolies vues des terrasses tout en haut des escaliers nombreux, pour un beau musée en pleins et déliés.

Mais je laisse parler les photos, à vous d'apprécier la vue sur la Défense, ou les poissons volants du restaurant.





samedi 6 août 2016

Déesses indiennes en colère

Un film sur l'Inde magnifique de paysages, de couleurs, de musique.. un film qui m'a rempli les yeux et le coeur d'émotions. Des actrices remarquables pour une histoire terrible, dans une Inde d'aujourd'hui où les filles essayent de trouver une certaine liberté contre le sexisme de cette société menée par les hommes.

L'introduction nous présente 5 belles femmes indiennes, actives, fortes et affirmant leur liberté contre les hommes de leur entourage. Cette première partie nous laisse croire qu'elles ont gagné leur combat et vivent comme elles le souhaitent. Pleines de joies, de rires, de discussions féminines et d'une belle amitié, ces jeunes femmes dégagent une énergie magnifique dans une belle maison ouverte à tout vent, réunies autour de la table ou admirant le jeune voisin.. une belle réunion d'amies.

Déesses Indiennes en colère, un film de Pan Nalin
Mais petit à petit les histoires se racontent sur les coussins orientaux... et les drames apparaissent avec leur flot de larmes. Des histoires de jeunes femmes dans un pays où la femme ne devrait pas sortir du foyer et de la maison, où le mari est imposé, le short banni de la bonne éducation, chanteuses ou comédiennes doivent être des femmes "objet".. une société qui n'évolue pas.

La troisième et dernière partie du film est le point ultime du drame, et du terrible pouvoir des hommes, mais aussi de leur aveuglement. Reste dans la tête la dernière scène qui rétablit l'espoir que les choses peuvent changer, mais à quel prix.. ?

Ce film est terriblement bouleversant par son modernisme : des jeunes femmes d'aujourd'hui dans un monde immobile basé sur des traditions ancrées et qui paraissent immuables. On ne peut pas s'empêcher de mettre en parallèle nos vies et nos libertés; mais aussi les problèmes de l'Islam et nos incompréhensions de ces femmes voilées refusant le regard.




Jardins d'Orient

Curieux contraste entre les immeubles froids et métalliques et les jardins d'Orient présentés sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe, aux jolies mosaïques sous les rosiers et autour d'une anamorphose amusante.

Parvis de l'Institut du Monde Arabe
Cette exposition qui a fait beaucoup parler d'elle, nous montre un jardin bien pauvre, malgré probablement la bonne volonté du commissaire d'exposition, en ce mois d'août calme et au soleil capricieux. Y manque le foisonnement des fleurs des bougainvilliers, des grenades et palmiers, les couleurs fortes de l'Orient, les parfums voluptueux des jasmins et enfin le doux clapotement de l'eau. Ces 3 éléments - couleurs, odeurs et eau - fondent la construction de ces jardins "paradis", comme l'origine du mot "paradeisos" qui signifie "enclos" nous le rappelle. Dans notre imaginaire enrichi de contes et de miniatures fines... débordant de fleurs autour d'un bassin en forme d'étoile, cachant les amours et les rires, le jardin d'orient est un havre de paix. C'est ce qui manque sur ce parvis parisien, mais malgré cela nous avons fait, romantiques et avides de vacances au sud, une jolie promenade entre les rosiers, les oliviers, citronniers, arbres à grenades... et autres plantes odorantes.

L'exposition (à l'intérieur du musée) nous raconte comment l'eau est au coeur de ces jardins, dans ces pays où il fallut être ingénieux pour amener l'eau et créer ces oasis de verdure, symboles de richesse des palais et des villes.

La géométrie toute particulière divisé en quatre parties égales autour du bassin central en étoile, appelé le Chahâr-bâgh, est le motif qui se retrouve dans tous les jardins d'orient, composant des parterres végétaux typiques, et que l'on retrouve par exemple au Taj Mahal en Inde, mais aussi La Ménara à  Marrakech. Cette inspiration a été reprise plus récemment au jardin Majorelle à Marrakech également, créé par l'artiste au début du XXème siècle.

Jardin Majorelle à Marrakech, photo
J'ai apprécié dans cette exposition de magnifiques oeuvres - peinture, dessin, tapisserie au fil de soie, photos- qui m'ont emporté loin de Paris et m'ont confirmé combien j'aime les jardins, les terrasses, les reflets dans l'eau.. lieux rêvés de tous mes plaisirs sensuels et spirituels, mais aussi source d'inspiration artistique et peut être davantage si cela pouvait être..




vendredi 10 juin 2016

Julieta de Almodovar

Une belle découverte pour moi avec le dernier film de Pedro Almodovar, que je ne connais que très peu malgré sa filmographie bien fournie.

Julieta est une histoire forte d'une femme qui "perd" sa fille. Le cinéaste ne choisit pas d'argumenter ce débat qui nous expliquerait comment une jeune fille peut être détournée complètement par une "secte", et faire sa vie sans plus aucun lien avec ses parents et sa vie antérieure. Il pose juste cette absence comme un trou noir pour Julieta, sa mère abandonnée du jour au lendemain par sa fille Ava partie en "vacances".

Julieta à 30 ans (Adriana Ugarte)
La moitié du film retrace l'enfance choyée de Ava entre ses parents très aimants, et au milieu d'une vie simple. Petit à petit, l'adolescente s'éloigne mais semble malgré tout très proche de sa mère, peut être un peu trop protectrice. Une histoire assez normale, où pointent parfois quelques effets dramatiques (ambiance, plan, musique...), laissant imaginer davantage de suspens qu'il n'y en a réellement. Le réalisateur a-t-il souhaité avec ces plans à la Hitchcock soutenir le drame qui allait exploser.. pour moi cela n'ajoute rien à l'histoire, si ce n'est une pointe de détachement assez surprenante.

L'autre partie du film tourne autour du désespoir et de l'attente insondable de Julieta qui ne peut pas accepter la disparition de sa fille. Le visage triste, elle survit dans Madrid et laisse sa vie lui échapper, toute à l'attente. Et seule. Ne pouvant partager son drame avec personne, ce qui renforce d'autant plus sa souffrance et l'indicible tristesse qu'elle dégage.

Je ne raconterai pas la fin, mais ce film m'a touché, je pense tout particulièrement par cette relation entre mère et fille et cette absence tellement violente, davantage même qu'un décès dont on peut faire le deuil. Beaucoup d'émotion dans ce film, et beaucoup de belles images avec un rendu "très espagnol" aussi, et la griffe d'Almodovar dont j'ai hâte de découvrir d'autres films !



mardi 24 mai 2016

Café Society

Woody Allen nous plonge dans l'Amérique des années 30, au son du Jazz new-yorkais et dans une atmosphère hollywoodienne. Sur une trame romantique d'un garçon maladroit amoureux d'une belle jeune femme qui en choisira un autre, plus établi et plus riche, on s'ennuierait presque. Sans surprise, l'amourette se construit sur de belles images léchées et de belles tenues chic. Et s'achève sur un rebondissement sans bruit et trop convenu, même pas amusant.

A Hollywood, on traite le business à coup de téléphone et de soirées mondaines, et le producteur a les atouts pour séduire une jeunette. Sa toute petite culpabilité face à sa formidable épouse, depuis 25 ans, n'est pas longtemps crédible, et ce personnage n'apporte pas beaucoup de profondeur à l'histoire.

A New-York, le frère "gangster" règle ses affaires à coup de feu et de ciment... et gagne lui aussi la richesse et le succès dans cette période où la fête, la musique et les stars pavoisent au son du jazz. Ce frère prodige est un "parrain" qui protège toute la famille, les parents laborieux et la sœur au mari trop mièvre.. il apporte heureusement une mafieuse touche d'humour à ce film !

Quant aux protagonistes, dans le rôle du jeune niais, Jesse Eisenberg n'a pas beaucoup de charme, et malgré son évidente progression sociale, il reste bien pâle. La jolie Kristen Stewart a du talent et de beaux yeux, mais n'est pas bien convaincante dans son rôle de jeune idéaliste corrompue par le vieux producteur !

Malgré ces critiques, j'ai bien aimé ce film. Parce que j'aime l'ambiance, les plans et les gestuelles, les dialogues rapides et bavards, les robes superbes, les filles magnifiques (et surtout Blake Lively) et ce champagne qui coule à flot et nous transporte à cette belle époque où les gangster avaient un charme fou !





vendredi 20 mai 2016

Plongée en cuisine

J'ai eu la chance, invitée par mon amie Sophie de Turbigo-Gourmandises, de participer à un atelier de cuisine pour blogueuses !

J'ai donc pénétré comme une petite souris dans le royaume des blogueuses culinaires, invitées par une marque de rondelles en caoutchouc pour bocal, Hutchinson-rondelle.fr. Ces reines de la bloggosphère dont les posts sont suivis par des milliers de followers, forment une communauté de passionnées de cuisine, très sollicitées par les marques qui y font des opérations de marketing très tendances !

J'étais un peu impressionnée en arrivant (en retard, cause d'horaires de bureau), mais leur accueil a été super chaleureux et généreux ! Tablier attaché, mains lavées et hop, me voici une cuillère dans la main à remuer quelques kilos de Rissotto à l'encre de seiche doucement et fermement, sous l'œil bienveillant du Chef Cusinier !

Attention, on me rappelle gentiment que la cuisine est équipée en wifi pour pouvoir poster en direct une vidéo du riz qui gonfle dans son jus noir.. n'oublions pas le but de cette soirée : vendre la marque et son formidable esprit d'innovation de rondelles super pratiques ! Evidemment, je n'ai pas vraiment de blog de cuisine (le mien est réservé à la famille...) mais je m'empresse de sortir le téléphone/caméra pour faire comme tout le monde ! La scène est assez étrange quand les cuisinières se tranforment toutes en geek-paparazzi, absorbées sur leur mobile par leur publication...

Au fil de la soirée, ça rigole, ça "battle" en cuisine, ça s'échange des bons plans, ça parle bouffe bien entendu, ça piaille.. une cuisine pleine de filles qui savent bien sûr faire 10 choses à la fois, même si parfois le gratin brûle un peu, le poulet attache à la casserole.. et qu'il faut aussi ranger, laver, nettoyer.. comme à la maison ! Ah j'oublie, on avait 2 garçons (non bloggeur), et surprise.. le Chef était un homme ! No comment...

Pour finir, nos présentations en bocal étaient très réussies, délicieuses et vraiment c'est joli et pratique ! Je pourrais utiliser ces bocaux pour recevoir dans un premier temps, et peut-être faire  un peu de stérilisation aussi : ma grand mère faisait des bocaux de cerises, eh bien moi je ferai du Rissoto en Boco : il parait que c'est un nouveau concept gastronomique et rapide !

Je suis repartie épuisée mais boostée de bonne humeur, de bons conseils du chef, de bonnes recettes, et de beaux cadeaux (dans mon tote bag : mon Rissoto, mon Fenouil/poire/féta.. et de bons petits produits gourmets) !
Alors merci mille fois à toutes ces blogueuses, c'est bon pour ma santé !


samedi 30 avril 2016

d'un mail à l'autre


"Et je danse aussi", un livre de Anne Laure Bondoux, est un roman "épistolaire", qui troque le papier pour l'écran, et la plume par le clavier.. mais cela reste un échange de correspondances, quelque soit le mode d'acheminement.

J'adore ce style de roman, ou l'on découvre les personnages à travers ce qu'ils disent (ou ne veulent pas dire d'ailleurs), et où tout se découvre au fil de la conversation. La vie de chacun des 2 antagonistes se croise bien entendu tout au long, mais le suspens est bien mené et leurs mystères plein de rebondissement ! Je vous en conseille la lecture, c'est un moment charmant et plein de finesse !


Cela m'amuse de faire un parallèle avec les sites de rencontre, où tout commence aussi par un échange de mail. Bien entendu, je doute fort qu'il y ait beaucoup d'histoires d'amour qui commence par de telles conversations, avec tant de richesse et de qualité d'expressions.. mais pourquoi pas finalement ? On peut se cacher derrière un écran pour se dévoiler doucement, n'est ce pas là une belle façon de découvrir l'autre, ou bien est-ce une façon de s'inventer une vie plus jolie ? Je crois que l'écriture est une source extraordinaire d'imagination, d'émotion et d'intimité.

Dans tous ces romans épistolaires, la fin tend vers une rencontre physique... Mais à quel moment faut il mettre un visage sur les mots ? Et l'apparence est-elle vraiment le reflet de cet esprit qu'on croit connaître par ses mots écrits ? Mais l'humain est chair et l'esprit se nourrit aussi des 5 sens de la vie : le toucher, la vue, l'odorat, l'ouïe et le goût !

Enfin, en conclusion, ce dont je suis certaine, c'est que j'adore écrire et lire ! Pour la vie !