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samedi 30 avril 2016

d'un mail à l'autre


"Et je danse aussi", un livre de Anne Laure Bondoux, est un roman "épistolaire", qui troque le papier pour l'écran, et la plume par le clavier.. mais cela reste un échange de correspondances, quelque soit le mode d'acheminement.

J'adore ce style de roman, ou l'on découvre les personnages à travers ce qu'ils disent (ou ne veulent pas dire d'ailleurs), et où tout se découvre au fil de la conversation. La vie de chacun des 2 antagonistes se croise bien entendu tout au long, mais le suspens est bien mené et leurs mystères plein de rebondissement ! Je vous en conseille la lecture, c'est un moment charmant et plein de finesse !


Cela m'amuse de faire un parallèle avec les sites de rencontre, où tout commence aussi par un échange de mail. Bien entendu, je doute fort qu'il y ait beaucoup d'histoires d'amour qui commence par de telles conversations, avec tant de richesse et de qualité d'expressions.. mais pourquoi pas finalement ? On peut se cacher derrière un écran pour se dévoiler doucement, n'est ce pas là une belle façon de découvrir l'autre, ou bien est-ce une façon de s'inventer une vie plus jolie ? Je crois que l'écriture est une source extraordinaire d'imagination, d'émotion et d'intimité.

Dans tous ces romans épistolaires, la fin tend vers une rencontre physique... Mais à quel moment faut il mettre un visage sur les mots ? Et l'apparence est-elle vraiment le reflet de cet esprit qu'on croit connaître par ses mots écrits ? Mais l'humain est chair et l'esprit se nourrit aussi des 5 sens de la vie : le toucher, la vue, l'odorat, l'ouïe et le goût !

Enfin, en conclusion, ce dont je suis certaine, c'est que j'adore écrire et lire ! Pour la vie !

jeudi 26 novembre 2015

Les noces indiennes

Un livre de Sharon Maas, 600 pages dévorées en 5 jours.. une saga familiale du XXème siècle, dans 3 familles indiennes où dominent encore de nombreuses traditions, dont celle du mariage forcé des jeunes filles.

On sent à la fois que le destin de ces jeunes filles (dès 13 ans elles sont fiancées) est toujours inévitable dans ces familles indiennes (l'histoire se passe à la fois en afrique, en inde anglaise puis en Angleterre), mais qu'une résistance apparaît. En effet, ces jeunes filles rêvent d'une vie moderne, d'avoir un métier, et du grand amour parfois aussi... et tente ce qu'elles peuvent pour échapper à ces hommes choisies par leur père pour leur argent, situation ou pire parce que ceux-ci acceptent juste une fille "perdue".

Les 3 jeunes filles indiennes du livre, aux histoires qui se croisent, sont très différentes et vont réagir chacune à leur façon devant l'inévitable destin imposé par la tradition.
L'une essayera de s'enfuir avec un jeune garçon anglais, mais sera vite ramenée auprès de son père, intraitable. L'autre partira faire ses études à Londres, échappant par diverses ruses au fiancé qui l'attendait.

Le récit laisse une grande place aux couleurs et la délicatesse de l'Inde, à travers ses coutumes et ses croyances, ses saris, ses odeurs des piments dans la cuisine et ses jardins luxuriants. En opposition, on découvre aussi le colonialisme britannique et le combat pour l'indépendance des indiens, puis l'arrivée de Gandi.

Voilà un beau et grand roman qui tisse de belles histoires d'amitiés, d'amour et de vie.. on aimerait qu'il ne finisse jamais.



jeudi 15 octobre 2015

Voir le bonheur

"On ne voyait que le bonheur", de Grégoire Delacourt, auteur dont j'ai déjà beaucoup beaucoup aimé "la liste des mes envies" et "la première chose que l'on regarde" (déjà 2 articles dans ce blog !)

J'apprends que Mr Delacourt est publicitaire... voilà le secret de mon coup de coeur pour ses livres ! Fils de pub, comme je le suis (modestement) : son oeil et sa plume me parlent, me tordent les tripes ! Nous partageons le même prisme pour regarder notre société, pour décortiquer les petits travers, pour magnifier le quotidien, pour imaginer un monde de rêve.. en effet, chacun de ses livres m'a transporté: avec humour dans la rencontre improbable avec Scarlett, avec un cynisme bienveillant pour la gagnante du loto qui risque surtout de perdre son mari, avec une petite fille toute abimée par l'amour blessant de son père...

Ce dernier livre, prix des lycéens 2014, est le plus personnel semble-t-il, et son titre évoque les drames conjugaux, ceux qui ne se voient pas sur les photos. Quand le couple vacille, que les enfants sont oubliés, que les pères perdent femme et pied.. tout amène à la folie destructrice.
Mais c'est aussi une histoire de pardon et de reconstruction car finalement on ne sait qui est le plus blessé, mais il y a peu d'amour dans ce livre, ou surtout il y a un grand manque d'amour !

L'émotion m'a tenue jusqu'au bout, encore un livre qu'il est difficile de fermer... et qui m'a beaucoup donné à réfléchir aussi.



jeudi 8 octobre 2015

Les Hirondelles de Kaboul

Yasmina Khadra a écrit ce livre en 2002 (dans la même série que l'Attentat, et les Sirènes de Bagdad). Cet auteur (de son vrai nom algérien Mohammed M.) donne une vision sombre de l'Afghanistan sous le régime des Talibans, et même si c'est un roman, on ne peut s'empêcher d'y projeter nos questionnements d'aujourd'hui.
Bien entendu les hirondelles, ce sont ces femmes totalement cachées sous leur "grillages". 

A travers deux couples qui vont se croiser, c'est la mort et l'oppression du peuple qui dominent tout le récit. L'une des femmes n'ose plus sortir de chez elle, sous son tchadri pour arpenter une ville en guerre contre la liberté. 
"...cet accoutrement funeste qui me chosifie en effaçant mon visage et en confisquant mon identité. (...) Avec ce voile maudit, je ne suis ni un être humain, ni une bête, juste un affront ou une opprobre que l'on doit cacher telle une infirmité."

Un des hommes ne peut plus vivre dans cette injustice et cette violence dont il est témoin malgré lui.. Difficile de résumer un tel livre, je vous conseille donc de le lire ! 
L'histoire est brève, sur quelques jours, mais elle décrit avec force et une écriture magnifique la souffrance et le combat impossible de ce peuple. 

Sur l'Afghnanistan aussi, il faut bien sûr avoir lu également les deux premiers livres de Khaled Hosseini, qui sont très proches de l'esprit de Yasmina Khadra : Les Cerfs Volants de Kaboul, et Mille soleils splendides, pour moi incontournables et inégalables.

vendredi 11 septembre 2015

L'Amour et les Forêts

Je viens de refermer le livre "l'Amour et les Forêts" de Eric Reinhardt, après une semaine en apnée sur ce magnifique roman qui décrit la vie tourmentée d'une femme prise dans un étau conjugal, et qui n'arrive pas à se sortir de cette situation. Parce qu'au delà des mauvaises rencontres qu'elle y fait (et qu'elle se choisit...), ces emprises masculines dominantes auxquelles elle se soumet petit à petit, devenant alors victime consentante..au delà de cette descente en enfer conjugal, il y a ce combat féministe très fort qui hurle l'inégalité des chances et le sexisme ordinaire.
Le fond de cette histoire est basée sur un mari "harceleur", dominant et violent, malade... et cette insidieuse prise de pouvoir est un cas malheureusement courant. Les chiffres de violence conjugale
en témoignent chaque année.

Ce roman fait parler de nombreux personnages qui gravitent autour de cette femme et prennent la parole en spectateur. Cela rend le récit très dynamique. La forêt est le fil rouge du livre : un refuge spirituel (et un peu plus charnel aussi..), une élévation de l'ombre vers la cîme des grands arbres, un paradis naturel rempli des chants d'oiseau qui éclaire la vie de cette femme malheureuse.

Cet auteur a créé la polémique, puisque il se serait trop basé sur une histoire réelle et aurait reproduit des phrases qui ne lui appartiennent pas.
Cela pose encore une fois la question de l'inspiration des auteurs : ces histoires sont si réelles qu'elles pourraient exister, et bien évidemment utilisent des bribes de la vie d'autrui.

Mais encore faut-il en faire des bons livres, admirablement écrits ! Je ne crois pas que cela soit une faute de puiser l'inspiration dans la vie des autres, par contre je crois que c'est un drame que ces romans puissent être réels et des femmes mourir de souffrance.






vendredi 24 juillet 2015

Solitude de Tesson

J'ai attaqué le livre de Sylvain Tesson "Dans les forêts de Sibérie" après avoir souvent entendu parler de cet auteur et lu des articles de presse qui en faisaient l'éloge.
Mais en vérité, cette notion d'isolement m'attire tout autant qu'elle m'intrigue. Que peut-on donc chercher en s'installant 6 mois dans une Isba au bord du lac Baïkal ? Et existe-t-il un endroit idéal pour s'extraire du monde ? Moi qui n'aime pas le froid, j'aurai plutôt imaginé l'île déserte.. mais le choix de Sylvain Tesson est intelligent, au milieu d'une nature forte, sauvage et pleine de ressources. Mourir de soif sur une île, ou mourir de froid dans l'Isba.. la Sibérie est moins dangereuse finalement. Couper du bois pour se chauffer, raconte-t-il, permet de s'occuper, de faire travailler son corps, de vivre avec la nature... et on finit par confondre survie et vie...

"Et si la liberté consistait à posséder le temps ? 
"Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence..." ?

Cet immobilisme ralentit le temps et engourdit le corps. L'auteur savoure ces instants, et regarde autour de lui comme on ne sait plus voir dans nos villes et vies suractives. Le paysage est immense et tout est intense lorsque l'esprit est, non pas vide, mais seul.

"L'ennui ne me fait aucune peur. il y a morsure plus douloureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus. La solitude : ce que les autres perdent à n'être pas auprès de celui qui l'éprouve."

Ce livre est à savourer à petites gouttes. Sans jugements ni regards sur ce qui est malgré tout notre vie, mais une parenthèse telle un jeûne qui amène vers une riche connaissance de soi-même.


mercredi 27 mai 2015

Un goût de cannelle et d'espoir


Un livre de Sarah McCoy, au coeur de la deuxième guerre, mais sous l'angle d'une famille allemande de boulangers. C'est l'odeur des petits pains allemandes, brosche et strudel, qui emplit le livre et fait le lien à travers les générations. 

A travers les yeux de Elsie, jeune fille en 1944, nous découvrons la vie intime de l'allemagne sous le régime Nazi, avec ses crèches et ses écoles pour jeunes nazis et cet aveuglement "national" pour la nation idéale prônée par le système. La soeur d'Elsie y perdra la vie et ses illusions, et Elsie au tempérament plus affirmé traversera cette guerre avec le courage des résistants malgré eux.

Soixante ans plus tard, au Texas, on retrouve Elsie qui tient une boulangerie avec sa fille. Son chemin va alors croiser celui d'une journaliste américaine qui, bien après cette veille guerre, se retrouve face à la peur de l'étranger et les affres de l'identité dans un autre pays, à une autre époque. 

Une belle histoire où tous se retrouvent autour du pain "rassembleur", passant bien au-dessus des différences de races et de culture. Un livre qui raconte la guerre mais sous un angle différent, celui de la vraie vie des allemands loin des combats.

mardi 19 mai 2015

Hâletant Bussi

On m'a prêté ce livre "Ne lâche pas ma main" de Michel Bussi, et j'ai vraiment aimé ! En général, je n'apprécie pas vraiment ce qu'on appelle les "romans policiers", (malgré que je sois réellement fan de la série suédoise de Camilla Läckberg), mais je découvre avec plaisir ces romans où l'intrigue tient en haleine.

En l'occurence, chez Michel Bussi on court, on se cache, on frémit et on s'angoisse avec le héros jusqu'au bout du livre. Cette poursuite se passe à la Réunion, et on y découvre en prime l'histoire du pays et de sa population. En effet l'auteur, âgé de 50 ans, est aussi professeur de géographie à l'Université de Rouen.

A découvrir.. et je vais bientôt lire ses autres titres, il y en a 10...!

www.michel-bussi.fr


mardi 20 janvier 2015

wild to be free..

Avant le film qui sort cette semaine au cinéma (avec Reese Whiterspoon), j'ai lu et dévoré le livre écrit par Cheryl Strayed : Wild.
Cette histoire vraie est celle de Cheryl (née en 1968, presque comme moi...) qui décide de tout lâcher pour une randonnée seule de 1700 km sur le Pacific Crest Trail, de la frontière mexicaine à la frontière canadienne (notre GR national...). Ce chemin, de croix, est évidemment une quête d'elle-même pour prendre de la distance avec une vie pleine de souffrances, familiales essentiellement.

La route est difficile, en montagne et on devine les paysages magnifiques que le cinéma forcément mettra à l'honneur. Le récit laisse place à la nature sauvage, aux belles rencontres avec les rares randonneurs et aux souvenirs qui jaillissent douloureusement. Au fur et à mesure, la marche est plus facile et on ressent sa satisfaction d'avoir dominé ses peurs et le poids de son sac (et de sa vie..).

On n'est pas là dans un récit larmoyant et trop sentimental, mais bien dans une randonnée où chaque jour est un pas de plus vers la vérité, confronté à ses seuls besoins primaires. La vie apparait alors dans toute sa beauté et simplicité, la solitude est une belle leçon de courage.

Un récit initiatique joliment écrit et qui inspire.. et respire .. !



vendredi 22 août 2014

Camilla Läckberg, polar suédois

Depuis la "Princesse des Glaces", il y a déjà 6 ans, ma fille et moi nous jetons sur chaque nouveau tome des aventures de Erica Falck, sa petite famille et le commissariat de Fjällbacka (à Göteborg, côte ouest de Suède).

Le 8ème tome est sorti en juillet, et le suspens est toujours aussi prenant. Je ne me lasse pas de ces enquêtes au style vif, amical et pleines de rebondissements. Ces romans ne ressemblent pas aux policiers français, on y retrouve la plume "suédoise" qui avait été découverte grâce à "Millenium" de Stiel Larsson, mais dont l'ambiance était beaucoup plus noire. Un style original avec des flash back qui tissent en trame l'origine du crime et de nombreux personnages aux vies simples et "vraies".

Chez Camilla Läckberg, l'ambiance peut être aussi sordide, mais dans la limite du supportable. Pas de scènes de tortures, même si les amateurs de sensations fortes y trouveront leur compte dans la complexité des situations et des personnages parfois bien tordus. J'imagine que cette petite province suédoise (d'où est originaire l'auteur), a du profiter de cet afflux de notoriété, et j'irai bien y faire un tour, mais pas toute seule... j'ai bien trop peur du noir et des assassins.

Le dernier tome : "la Faiseuse d'Ange", aux éditions Actes noirs, chez Acte Sud. Il faut mieux avoir lu les autres tomes avant, c'est dommage de rater le début de la saga !

jeudi 10 juillet 2014

Scarlett héroïne de Delacourt

"La première chose qu'on regarde", titre du dernier livre de Grégoire Delacourt.. dont je ne vous dévoilerai rien, allez l'acheter ! C'est génial, une idée superbe, un style maîtrisé.. un bon roman !


Dommage que le cinéma se soit emparé de son autre livre "la liste de mes envies", car je me le serai bien gardé pour moi, comme un petit parfum à respirer pour s'évader. Ce petit air de poésie et de rêve qu'on garde au fond de soi pour les jours un peu tristes.
Bien sûr je n'irai pas voir le film qui ne ressemblera à rien à mon petit pot de bonheur.

Pour son nouveau livre, c'est la même chose. Un petit bijou, fin, drôle et sensible.
Sans doute Mr Delacourt me touche-t-il où cela est sensible. Son livre m'a réjouit, m'a fait sourire, m'a ému...
Et quel dommage que Scarlett n'y ait pas vu cet hommage à sa beauté plutôt qu'une "atteinte à son image".. je suis toujours aussi fan de Scarlett, malgré tout.
Et je me le garde pour moi ce livre là !


lundi 21 octobre 2013

Harry Quebert

Quelques mots pour vous conseiller de lire ce bon roman policier : "La vérité sur l'affaire Harry Quebert". Une histoire remplie de personnages qui mentent, se cachent, trichent.. menée avec brio !
Et qui s'interroge avec humour sur le talent de l'écrivain, celui qui raconte l'histoire vraie, ou qui rend vraie son histoire inventée... Se mélangent aussi la morale de cette amérique inerte à l'image de la couverture de Hopper, et les secrets des familles pas si morales. On se sent voyeur, on est au coeur de la ville qui cache ses cadavres... et on est surpris jusqu'à la fin !
Bonne lecture !

vendredi 12 octobre 2012

La liste de mes envies

Un joli titre pour ce petit livre qu'on m'a prêté et qui prend la suite des mes lectures un peu psy du moment. Ce roman de Grégoire Delacourt, amène à travers un personnage un peu ordinaire une réflexion autour du bonheur et de l'argent. Je ne peux pas en dévoiler davantage, mais j'apprécie son point de vue et son écriture efficace.

A lire pour un petit moment tout simple. Comme un petit poème, plein de douceur, en rimes de 6 minutes, où les silences ne sont qu'amour...


dimanche 30 septembre 2012

Laurent Gounelle

On est toujours ennuyé avec un livre de "pensées positives" : est ce que c'est moi qui suis naïve, un peu trop grand public, pour une histoire pleine de bonheur et de sagesse ? Est ce que je ne serais pas une cible féminine et optimiste idéale pour cette littérature facile ? Ou bien, est-ce que finalement ça ne me ferait pas du bien de lire un roman pour "s'aimer" un peu mieux !
En tout cas, j'ai aimé, et j'ai dégusté le dernier Laurent Gounelle, expert en sciences humaines, doué pour raconter des histoires qui font du bien, et devenir notre psy de chevet ! Et la fin est digne des meilleurs romans d'aventure.. très drôle et très juste, avec un accent à la John Grisham...
A lire tranquillement, avec un petit sourire...

mercredi 5 septembre 2012

Infortune

le blog de Fabrice Humbert

Voici un bon livre, "La Fortune de Sila", offert par Anne-So (qui connait l'auteur.. veinarde) ! Des histoires qui se croisent, des personnages qui murissent autour d'une point de départ commun, avec en toile de fond la crise d'aujourd'hui et l'individualisme d'une société en mal de valeurs... Mais surtout un bon rythme joliment écrit et des personnages attachants.

Vous avez compris que grâce à mes heures hebdomadaires de RER, je suis à l'affut de bons livres ! Quelle chance :)



dimanche 3 juin 2012

D.Kennedy

Le dernier livre de Douglas Kenndy s'intitule "Combien ?".
Séduite par le résumé succinct, j'avais espéré tomber dans un roman où l'argent gouvernerait l'immoral et le bonheur payé en dollars, un monde facile et brillant, un monde où la morale finirait par l'emporter ... perdu !
Il s'agit d'un tour du monde des places boursières, où les traders richissimes sont malheureux et au mieux se contentent de cette vie là, sans richesse intérieure et au stress maximum ... une sorte de documentaire, reportage, sans émotion, ni jugement (et ce serait bien difficile j'imagine de prendre parti).. ennuyeux !
Mr Kennedy, revenez à vos bons romans où la vie semble si perfide et désolante, où la société américaine livre ses petits maux à travers vos "desesperate heros" !



mardi 22 mars 2011

Les Bonnes

La couleur des sentiments, Editions Actes Sud

Mississipi, 1962. Dans chaque famille blanche, travaille une femme noire, soumise à cette communauté blanche, bourgeoise, raciste, qui cancane entre bridge et réunion paroissiale.
Dans ces maisons, les petites filles blondes, reçoivent plus d’amour de leur Bonne noire que de leur mère. Et c’est grâce à ce lien, qui efface toute différence de couleur, que les choses vont un jour pouvoir commencer à changer.
L’auteur, Kathryn Stockett a vécu cette période petite fille, et son roman plein d’émotion, nous brosse aussi un tableau drôle et gai de la vie de ces femmes généreuses et courageuses.
J'ai dévoré ce roman écrit comme un journal intime. Lorsqu’on le ferme, on n’oublie pas Minny,  Aibileen et on sourit encore.
 

lundi 29 novembre 2010

Otage dans la jungle : une histoire de courage

"Même le silence a une fin", le livre d'Ingrid Bettencourt, est une magnifique histoire de courage. Comment pendant 7 années dans la jungle, ces femmes et ces hommes ont-ils pu vivre, survivre et continuer à croire qu'ils reprendraient un jour la vie auprès des leurs ? N'hésitez pas à vous plonger dans ce gros volume, écrit comme un roman !
Je suis rentrée avec l'auteur dans sa prison verte peuplée d'animaux, des codétenus et des gardien(ne)s de prison : j'ai frissonnée dans le bain dans la rivière, souffert des disputes, eu peur dans la forêt à chaque évasion, vibré à écouter la radio, seul lien vers l'extérieur, été ému souvent grâce de petits moments de bonheur.... Vous n'y trouverez pas de violence, aucune plainte, jamais de haine, mais juste de l'espoir tellement fort !
Merci Ingrid Bettancourt de m'avoir fait partagé votre détention, avec tellement de poésie et de "légereté". Maintenant je sais un peu ce que c'est que d'être otage dans la jungle, et j'aimerai que tout ceux qui ont pu vous dénigrer même quelques secondes, lisent votre livre !
Le plus difficile a peut être été aussi de revenir dans notre société à l'affût de vos moindres mots et gestes, alors que vous aviez été tellement éloignée de tout ça ! Quand on peut survivre à cette vie de privation, comment revivre ensuite ?
Respect... à une femme formidable !