samedi 30 avril 2016

d'un mail à l'autre


"Et je danse aussi", un livre de Anne Laure Bondoux, est un roman "épistolaire", qui troque le papier pour l'écran, et la plume par le clavier.. mais cela reste un échange de correspondances, quelque soit le mode d'acheminement.

J'adore ce style de roman, ou l'on découvre les personnages à travers ce qu'ils disent (ou ne veulent pas dire d'ailleurs), et où tout se découvre au fil de la conversation. La vie de chacun des 2 antagonistes se croise bien entendu tout au long, mais le suspens est bien mené et leurs mystères plein de rebondissement ! Je vous en conseille la lecture, c'est un moment charmant et plein de finesse !


Cela m'amuse de faire un parallèle avec les sites de rencontre, où tout commence aussi par un échange de mail. Bien entendu, je doute fort qu'il y ait beaucoup d'histoires d'amour qui commence par de telles conversations, avec tant de richesse et de qualité d'expressions.. mais pourquoi pas finalement ? On peut se cacher derrière un écran pour se dévoiler doucement, n'est ce pas là une belle façon de découvrir l'autre, ou bien est-ce une façon de s'inventer une vie plus jolie ? Je crois que l'écriture est une source extraordinaire d'imagination, d'émotion et d'intimité.

Dans tous ces romans épistolaires, la fin tend vers une rencontre physique... Mais à quel moment faut il mettre un visage sur les mots ? Et l'apparence est-elle vraiment le reflet de cet esprit qu'on croit connaître par ses mots écrits ? Mais l'humain est chair et l'esprit se nourrit aussi des 5 sens de la vie : le toucher, la vue, l'odorat, l'ouïe et le goût !

Enfin, en conclusion, ce dont je suis certaine, c'est que j'adore écrire et lire ! Pour la vie !

vendredi 29 avril 2016

Albert MARQUET

A l'occasion de l'exposition au Musée d'Art Moderne, j'ai découvert ce peintre post-impressionniste, et beaucoup aimé ses œuvres. Il ne me semble pas qu'il ait eu la notoriété qu'il mérite, mais c'est un vrai coup de cœur !
(en plus ce musée est bien agréable, avec des belles salles claires et spacieuses)

Son travail sur la lumière est magnifique, que ce soit sur la mer ou sur la neige, ou encore ses vues de Paris, dont ma préférée est celle en été ! A la manière de Monet, il multiplie les mêmes vues, sous des heures et des saisons différentes.
Il travaille les reflets différemment des impressionnistes, privilégiant un reflet identique, et non pas "brouillé". Sa vue de Paris la nuit est pleine de couleurs et de magie.

Comme souvent en peinture, ses tableaux s'apprécient avec un peu de recul, car le trait est parfois un peu grossier, à mon goût, mais avec une touche assez moderne.
Tout est harmonie, parfaitement posé, lumineux.

 

mardi 29 mars 2016

Rosalie Blum

Un joli film, plein de fantaisie grâce à un casting réussi et une histoire en puzzle, dans une petite ville de province où une rencontre entre trois âmes seules se transforme en jeu de cache-cache.

Les 3 personnages principaux du cœur de l'histoire sont tous un peu perdus et sans perspectives. Chacun réfugié dans son logement, à l'image de sa vie. Désordre artistique de la colocation pour Aude la plus jeune, vieil appartement familial et vieux magasin de Coiffure pour Vincent, et enfin une maisonnette tout au fond de la campagne pour Rosalie.. chacun y cache ses échecs et son mal-être.

Au fur et à mesure du film les personnages se redressent et se transforment jusqu'à cette soirée de réveillon pleine de chants, de lumière et de bonheur. Aude (Alice Isaak, au joli minois) sort de ses gros pulls pour de jolies robes, Rosalie (Noémie Lvovski, parfaite) change de tête et sourit, et même Vincent (Kyan Khojandi, anciennement "bref") fait sa petite révolution personnelle...

Les nombreux personnages secondaires apportent leur fantaisie à ce noyau, que ce soit les amies, le cousin, le colocataire ou même la vieille mère folle ! Chacun a ce petit grain de folie contagieux qui transforme cette histoire en une Aventure pleine de suspense !

La construction en 3 points de vue -Vincent, puis Aude, puis Rosalie-.. apporte beaucoup de légèreté et d'humour.

La fin du film est pleine de grands espaces et de lumières, joli dénouement de cet écheveau de trajectoires croisées.

J'ai beaucoup souri et aimé ce film, original et plein de bons sentiments et de bonne humeur !

lundi 1 février 2016

Hommage à Martin Scorcese

Welcome Mister Scorcese in Paris !
C'est la première fois que je voyais une exposition consacrée à un réalisateur de cinéma, et cela m'a beaucoup plu ! En effet, bien que je ne sois pas férue de ce cinéma d'action, de gangs, de mafia... je reconnais que le décryptage de l'œuvre de Martin Scorcese m'a emporté dans le New-York des années 90 avec fascination !

La scénographie de l'exposition est très belle, avec beaucoup de photos et d'extraits de film, dans une ambiance rétro et sombre, ponctuée d'affiches très graphiques. (Même si il y avait trop de monde, et qu'on se gêne.. la circulation n'était pas aisée, et il faut mieux être grand pour voir les écrans.. ou très petit !)

J'ai tellement regardé les images que je ne me souviens plus bien des explications concernant son œuvre et ses techniques particulières qui en font un pionnier du cinéma du genre, mais j'ai admiré les décors et costumes léchés, les ralentis explosifs.. et les musiques iconiques !

Ses personnages - et ses acteurs fétiches tels de Niro ou di Caprio - sont toujours des hommes forts pleins de contradictions morales et son œuvre tourne autour du bien et du mal, de l'argent, de la mafia, de la famille et surtout de la fratrie. Issu d'une famille sicilienne, il a même mis sa mère en cuisine sur l'écran dans ses premiers films.

2 heures plongées dans le grand cinéma, il me reste donc à voir tous ses films.. et vous conseille vivement l'expo ! vite..

http://www.cinematheque.fr/cycle/martin-scorsese-l-exposition-58.html

mardi 12 janvier 2016

Au delà des Montagnes chinoises

"Au delà des montagnes" est un film chinois qui a été présenté au festival de Cannes 2015 et aurait
mérité bien des prix. Autant pour la beauté graphique des scènes en extérieures, la grande finesse des cadrages et mises en scènes, mais surtout pour le jeu de la commédienne Tao et son jeune fils dans le film, Dollar. Tout est parfaitement posé et réfléchi, avec la minutie et l'esthétique chinois (que j'imagine..).

Le film est construit en 3 épisodes.
On suit l'histoire d'une jeune femme chinoise, moderne, jolie et pleine de vie, qui doit choisir entre deux amoureux. La photo ci-jointe est justement le départ de celui qu'elle n'a pas choisi, ou plutôt qui n'a pas su se battre contre un adversaire bien plus "brillant". Il n'est pas certain que cette jeune femme ait vraiment fait un choix, mais s'est laissée gagner par le plus fort, le plus fortuné surtout. Ces jeunes se retrouvent au bord du fleuve, aux pieds des montagnes ; dans ce film on retrouve de nombreux symboles qui tissent un fil entre les époques : l'eau, le chien, les raviolis, le pull rayé...

On retrouve ensuite les mêmes protagonistes, 10 ans plus tard. Elle, femme divorcée et riche, retrouve son fils, alors exilé avec son père à Shangaï au prétexte de lui offrir une meilleure vie. Chaque scène est poignante dans ces retrouvailles difficiles, mais qui vont permettre de construire un nouveau lien entre la mère et le fils. Il y a du calme et de l'ordre dans la vie de cette femme : une belle maison, parfaitement fleurie, rangée, brillante. Pas un mouvement autre que celui du fidèle labrador, et la préparation des raviolis chinois. Et ce petit garçon sage, en costume d'écolier, qui découvre sa mère.

Enfin, 10 ans plus tard, en Australie, on retrouve ce même fils en rupture avec son père. Dans un monde ultra moderne, il est aux prises avec son passé refoulé. Les paysages de bord de mer nous racontent comment son cœur est de l'autre côté de la mer et des montagnes ; là où sa mère, seule et calme, prépare encore ses raviolis avec son chien. Elle attend...

Ce film offre une vision de la chine d'aujourd'hui un peu manichéenne. L'un des jeunes garçons travaille dans une mine de charbon, l'autre devient riche. Leur jeunesse est gaie, malgré la pauvreté et la simplicité. On peut imaginer que le mariage est plutôt facile grâce à l'argent. Mais finalement la vie est triste pour cette femme qui a sacrifié son enfant dans l'espoir de lui offrir mieux. Qui a peut être aussi sacrifié son amour de jeunesse pour l'argent ... Mais le bonheur était-il vraiment dans l'opulence ? On sent qu'elle ne doute pas de ses choix, mais on sent surtout que ce sont des choix de raison qui font fuir cette chine traditionnaliste que ce film nous montre cruellement.

mardi 5 janvier 2016

JOY

Un beau titre pour commencer l'année : JOY !
Un joli prénom aussi pour un film qui a le mérite de dégager une bonne dose d'espoir et de bonne humeur. Un film "conte de fée", où la petite fille devient une business woman en réalisant ses rêves tout en portant derrière elle tout son lourd héritage familial !

Jennifer Lawrence est magnifique et tout fait crédible avec la petite hargne qu'il faut dans le monde des affaires où elle met les pieds avec son "balai magique" (son arme de sorcière ...), ainsi que son air angélique et innocent qui lui valent les honneurs de la télé !
Quant à Bradley Cooper.. il est craquant mais malgré cela, il n'y a pas d'histoire d'amour à rebondissement dans ce film, mais plutôt du respect, de l'humour, du courage..

La maison en ruine dans la campagne, une mère folle, un père irresponsable, une sœur méchante et la belle mère riche un peu "acariâtre"... c'est un peu Cendrillon, avec sa grand-mère en "marraine" !

On sourit, on rêve, on tremble.. tous les ingrédients d'un bon divertissement (américain) sont présents, sans échapper à quelques clichés et malheureusement une fin sans finesse ! J'adore aussi cette affiche graphique : la tête tournée vers les étoiles... lumineuse !