mercredi 26 août 2015

Féminin loufoque

Petite réflexion sur la féminisation des métiers et des fonctions :

quelques exemples, lus dans la Presse, ou entendus...

la cheffe : je préfère presque la Chèfe
la préfète : un féminin sans élégance !
la professeure : pourquoi pas la professoresse (sur le modèle de Doctoresse), c'est plus racé !
l'auteure : et non l'autrice (sur le modèle d'actrice)
l'avocate : ça passe plutôt bien
la chauffeuse : non, ce n'est pas un fauteuil dont je parle
la cammionneuse : gros bras et tatouages, les clichés ont la vie dure
la recteure : attention, vous pouvez choisir Rectrice ?!

Trève de blabla, j'ai cherché quelques références plus sérieuses, et bien entendu l'avis de l'Académie française est à lire absolument (octobre 2014) : un concentré d'intelligence !

Pour une courte synthèse, je pourrai vous rappeler qu'en France le masculin est un genre non marqué, c'est à dire qu'il englobe les fonctions publiques en général et peut donc être utilisé quelque soit le sexe de la personne.  

L'Académie française avait déjà publié en 1935 un dictionnaire avec : "artisane, postière, aviatrice et même pharmacienne, avocate, bûcheronne, factrice, compositrice, éditrice et exploratrice" ... 
Mais attention aux formes "qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes".. notre belle langue française a l'oreille fragile et supporte mal les termes comme "chercheure, ingénieure..." !

Désormais, les dames peuvent féminiser leur signature comme elles le souhaitent dans leurs communications privées (si l'on peut parler de privé pour tout ce qui est réseau et communication...) et que l'usage fera évoluer ces noms.. "en laissant rivaliser des formes différentes sans chercher à en proscrire autoritairement aucune, jusqu’à ce que la meilleure l’emporte".

C'est si bien dit.. laissons faire l'usage, et nous verrons !
Signée : la blogueuse.. (un nom qui est né sous les deux sexes.)

Pour illustration, souvenez vous de la barbie qui avait choqué l'opinion car elle avait pour métier "la déco et le graphisme".. No comment.





lundi 27 juillet 2015

La bienveillance

J'aime ce mot : la bienveillance. Doux et chantant, il est comme une boule de coton sous le soleil. C'est un mot qui remplit l'air quand on le prononce, ouaté et lumineux.

Après de nombreux articles et débats sur "éduquer sans fessée".. à l'image de la Suède, la France a été montrée du doigt par le conseil de l'Europe en mars 2015 pour ne pas avoir voté cette loi. Alors que l'usage des châtiments corporels est déjà interdit dans  44 pays dans le monde : et nous, petits français.. où en sommes nous ? Nulle part.

La presse s'acharne à prétendre que les français ne veulent pas abandonner fessées et gifles et que l'éducation doit passer par les punitions corporelles. Ma génération (des 40 ans) a en effet été punie ainsi et en en parlant autour de moi, il y avait aussi le martinet, le fouet, la règle en fer, les coups de pieds.. : autant de brimades et d'humiliations qui étaient sans doute bien disproportionnées et a fait de nous des enfants "sages et obéissants", peut être bien trop...

En tant que parent, j'y ai eu recours parfois mais j'étais surtout une jeune maman à qui on n'avait jamais dit que cela ne se faisait pas. C'est une trace d'éducation qui me semblait acceptable, et n'était pas une "violence" mais simplement une "correction". Difficile parfois de ne pas y céder face au tout petit qui vous pousse à bout.. mais j'en ai bien honte ! Il m'a fallu ce débat sur la loi pour comprendre les ravages sur les enfants et combien j'ai eu tort.

Face à ce système d'éducation bien ancrée dans notre prétendue supériorité française... j'ai beaucoup lu, écouté et appris des nombreux articles parus sur les psychiatres ou pédiatres, tels John Bowlby, Alice Miller, Catherine Gueguen et tant d'autres.

Bienveillance, respect, amour, sécurité, confiance... nombreuses sont les bases à donner à nos enfants comme notre plus beau cadeau. Et ils nous le rendent bien, à chaque mot ou geste gentil, on sait qu'ils ont cette belle assurance d'être aimés pour toujours et tels qu'ils sont.

http://enfantsdelavenir.org/les-6-piliers-de-leducation-bienveillante

vendredi 24 juillet 2015

Solitude de Tesson

J'ai attaqué le livre de Sylvain Tesson "Dans les forêts de Sibérie" après avoir souvent entendu parler de cet auteur et lu des articles de presse qui en faisaient l'éloge.
Mais en vérité, cette notion d'isolement m'attire tout autant qu'elle m'intrigue. Que peut-on donc chercher en s'installant 6 mois dans une Isba au bord du lac Baïkal ? Et existe-t-il un endroit idéal pour s'extraire du monde ? Moi qui n'aime pas le froid, j'aurai plutôt imaginé l'île déserte.. mais le choix de Sylvain Tesson est intelligent, au milieu d'une nature forte, sauvage et pleine de ressources. Mourir de soif sur une île, ou mourir de froid dans l'Isba.. la Sibérie est moins dangereuse finalement. Couper du bois pour se chauffer, raconte-t-il, permet de s'occuper, de faire travailler son corps, de vivre avec la nature... et on finit par confondre survie et vie...

"Et si la liberté consistait à posséder le temps ? 
"Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence..." ?

Cet immobilisme ralentit le temps et engourdit le corps. L'auteur savoure ces instants, et regarde autour de lui comme on ne sait plus voir dans nos villes et vies suractives. Le paysage est immense et tout est intense lorsque l'esprit est, non pas vide, mais seul.

"L'ennui ne me fait aucune peur. il y a morsure plus douloureuse : le chagrin de ne pas partager avec un être aimé la beauté des moments vécus. La solitude : ce que les autres perdent à n'être pas auprès de celui qui l'éprouve."

Ce livre est à savourer à petites gouttes. Sans jugements ni regards sur ce qui est malgré tout notre vie, mais une parenthèse telle un jeûne qui amène vers une riche connaissance de soi-même.


vendredi 10 juillet 2015

Bulles extraordinaires

J'adore la nouvelle campagne Perrier Hot Air Balloons : pétillante, belle, drôle, fraîche, colorée..
En affiche (à gauche, photo prise sur un abribus hier) et en vidéo (ci-dessous).. à voir absolument !

Ces montgolfières s'envolent comme des milliers de bulles et me font simplement rêver : les images sont magnifiques ! Le film TV est superbe ; les nacelles reprennent les divers univers de Perrier (cheerladers, garçons de café, joueurs de tennis...) au look rétro et aux images riantes et pleine de peps !

Je ne sais pas si ce dispositif va être repris en marketing ou en digital, mais il y a une belle campagne en vue ! J'imagine bien une belle bouteille décorée de montgolfières, un voyage à gagner dans les airs.. bref des belles idées à décliner !

vendredi 26 juin 2015

Palindrome

Jolie figure de style que le Palindrome : un mot, ou une phrase, qui peut se lire dans les 2 sens.
Et pour illustrer cette expression très cultivée, le mot Kayak est à l'honneur dans le joli film réalisé par et avec Bruno Podalydes : "Comme un avion".

Un film qui coule comme un poème.
Au fil de l'eau, pleine de couleurs et de nature.
Au fil des berges pleines de vie, de musique, de rencontres.
Où s'écoule la vie tout à fait plate de ce cinquantenaire, qui rêve d'avion et d'évasion..

Ce film s'appuie sur des situations burlesques autour du kayak (construction, entrainement, attirail...), du camping, de la pluie.. tout ce qui fait la vie du randonneur novice, autour de son départ sur l'eau en 2 temps (et 3 mouvements...), de ses rencontres improbables avec des farfelus (petit clin d'oeil à Pierre Arditi assez surprenant), des petits mensonges à ceux qui sont restés à quai... C'est la fuite d'un quinqua un peu gauche qui voudrait retrouver le temps heureux des "Castor Junior".

J'ai quand même trouvé cette histoire un peu amère, voire décevante, puisque cette grande soif d'aventure finira à quelques kilomètres auprès d'une femme plus ronde et plus vraie... comme si cela suffisait à combler tout ce manque : pauvre petit bonhomme...

Ce message manque d'une vraie dimension poétique, alors que l'image et la réalisation délivrent justement cette douceur et cette évasion. Dommage que le réel soit si petit devant le rêve..


mercredi 17 juin 2015

Tout à jeter

Moi je suis fière de :
- trier les déchets, papiers, plastiques, journaux, verres, 
- amener au point de collecte les ampoules, piles, médicaments,
- donner une deuxième vie aux habits, livres et objets revendus sur le bon coin ou en brocante... 
- garder les bouchons pour les association "j'aime mon bouchon"
- faire mon compost (bon, ça c'était avant.. dans un coin de jardin)
- faire attention à l'eau, l'électricité..
- de manger local et de saison, voire bio..
dans la mesure de ma vie parisienne et en appartement..
Je suis fière de moi et convaincue du bon sens de mon engagement personnel !

Oui, mais, quel choc sur le quai du RER l'autre jour : on a depuis des années de belles poubelles pour le tri : un côté à recycler, un côté tous déchets... mais l'agent d'entretien verse les 2 sacs ENSEMBLE dans un gros sac poubelle noir ! sous les yeux de son Manager !

J'avais déjà le même cas de conscience au bureau où les papiers ne sont bien entendu pas triés, et les collègues pas toujours très écolo.
Et la même révolte dans mon immeuble qui doit être un concentré "d'ignorants" qui n'arrivent pas à faire le tri correctement entre sacs plastiques et emballages.. 

Ca me désole, me déprime, me révolte... tous ces gens qui font semblant et qui mentent à tous !
Ca me donne envie de tout jeter et de vivre loin de tout ça !