dimanche 7 août 2016

Buren en couleur




Petit tour sous la grosse chaleur de ce dimanche d'août à la Fondation Louis Vuitton, dans le bois de Boulogne, à l'ombre sous les grandes voiles habillées par Buren.


Jolies couleur, jolies vues des terrasses tout en haut des escaliers nombreux, pour un beau musée en pleins et déliés.

Mais je laisse parler les photos, à vous d'apprécier la vue sur la Défense, ou les poissons volants du restaurant.





samedi 6 août 2016

Déesses indiennes en colère

Un film sur l'Inde magnifique de paysages, de couleurs, de musique.. un film qui m'a rempli les yeux et le coeur d'émotions. Des actrices remarquables pour une histoire terrible, dans une Inde d'aujourd'hui où les filles essayent de trouver une certaine liberté contre le sexisme de cette société menée par les hommes.

L'introduction nous présente 5 belles femmes indiennes, actives, fortes et affirmant leur liberté contre les hommes de leur entourage. Cette première partie nous laisse croire qu'elles ont gagné leur combat et vivent comme elles le souhaitent. Pleines de joies, de rires, de discussions féminines et d'une belle amitié, ces jeunes femmes dégagent une énergie magnifique dans une belle maison ouverte à tout vent, réunies autour de la table ou admirant le jeune voisin.. une belle réunion d'amies.

Déesses Indiennes en colère, un film de Pan Nalin
Mais petit à petit les histoires se racontent sur les coussins orientaux... et les drames apparaissent avec leur flot de larmes. Des histoires de jeunes femmes dans un pays où la femme ne devrait pas sortir du foyer et de la maison, où le mari est imposé, le short banni de la bonne éducation, chanteuses ou comédiennes doivent être des femmes "objet".. une société qui n'évolue pas.

La troisième et dernière partie du film est le point ultime du drame, et du terrible pouvoir des hommes, mais aussi de leur aveuglement. Reste dans la tête la dernière scène qui rétablit l'espoir que les choses peuvent changer, mais à quel prix.. ?

Ce film est terriblement bouleversant par son modernisme : des jeunes femmes d'aujourd'hui dans un monde immobile basé sur des traditions ancrées et qui paraissent immuables. On ne peut pas s'empêcher de mettre en parallèle nos vies et nos libertés; mais aussi les problèmes de l'Islam et nos incompréhensions de ces femmes voilées refusant le regard.




Jardins d'Orient

Curieux contraste entre les immeubles froids et métalliques et les jardins d'Orient présentés sur le parvis de l'Institut du Monde Arabe, aux jolies mosaïques sous les rosiers et autour d'une anamorphose amusante.

Parvis de l'Institut du Monde Arabe
Cette exposition qui a fait beaucoup parler d'elle, nous montre un jardin bien pauvre, malgré probablement la bonne volonté du commissaire d'exposition, en ce mois d'août calme et au soleil capricieux. Y manque le foisonnement des fleurs des bougainvilliers, des grenades et palmiers, les couleurs fortes de l'Orient, les parfums voluptueux des jasmins et enfin le doux clapotement de l'eau. Ces 3 éléments - couleurs, odeurs et eau - fondent la construction de ces jardins "paradis", comme l'origine du mot "paradeisos" qui signifie "enclos" nous le rappelle. Dans notre imaginaire enrichi de contes et de miniatures fines... débordant de fleurs autour d'un bassin en forme d'étoile, cachant les amours et les rires, le jardin d'orient est un havre de paix. C'est ce qui manque sur ce parvis parisien, mais malgré cela nous avons fait, romantiques et avides de vacances au sud, une jolie promenade entre les rosiers, les oliviers, citronniers, arbres à grenades... et autres plantes odorantes.

L'exposition (à l'intérieur du musée) nous raconte comment l'eau est au coeur de ces jardins, dans ces pays où il fallut être ingénieux pour amener l'eau et créer ces oasis de verdure, symboles de richesse des palais et des villes.

La géométrie toute particulière divisé en quatre parties égales autour du bassin central en étoile, appelé le Chahâr-bâgh, est le motif qui se retrouve dans tous les jardins d'orient, composant des parterres végétaux typiques, et que l'on retrouve par exemple au Taj Mahal en Inde, mais aussi La Ménara à  Marrakech. Cette inspiration a été reprise plus récemment au jardin Majorelle à Marrakech également, créé par l'artiste au début du XXème siècle.

Jardin Majorelle à Marrakech, photo
J'ai apprécié dans cette exposition de magnifiques oeuvres - peinture, dessin, tapisserie au fil de soie, photos- qui m'ont emporté loin de Paris et m'ont confirmé combien j'aime les jardins, les terrasses, les reflets dans l'eau.. lieux rêvés de tous mes plaisirs sensuels et spirituels, mais aussi source d'inspiration artistique et peut être davantage si cela pouvait être..




vendredi 10 juin 2016

Julieta de Almodovar

Une belle découverte pour moi avec le dernier film de Pedro Almodovar, que je ne connais que très peu malgré sa filmographie bien fournie.

Julieta est une histoire forte d'une femme qui "perd" sa fille. Le cinéaste ne choisit pas d'argumenter ce débat qui nous expliquerait comment une jeune fille peut être détournée complètement par une "secte", et faire sa vie sans plus aucun lien avec ses parents et sa vie antérieure. Il pose juste cette absence comme un trou noir pour Julieta, sa mère abandonnée du jour au lendemain par sa fille Ava partie en "vacances".

Julieta à 30 ans (Adriana Ugarte)
La moitié du film retrace l'enfance choyée de Ava entre ses parents très aimants, et au milieu d'une vie simple. Petit à petit, l'adolescente s'éloigne mais semble malgré tout très proche de sa mère, peut être un peu trop protectrice. Une histoire assez normale, où pointent parfois quelques effets dramatiques (ambiance, plan, musique...), laissant imaginer davantage de suspens qu'il n'y en a réellement. Le réalisateur a-t-il souhaité avec ces plans à la Hitchcock soutenir le drame qui allait exploser.. pour moi cela n'ajoute rien à l'histoire, si ce n'est une pointe de détachement assez surprenante.

L'autre partie du film tourne autour du désespoir et de l'attente insondable de Julieta qui ne peut pas accepter la disparition de sa fille. Le visage triste, elle survit dans Madrid et laisse sa vie lui échapper, toute à l'attente. Et seule. Ne pouvant partager son drame avec personne, ce qui renforce d'autant plus sa souffrance et l'indicible tristesse qu'elle dégage.

Je ne raconterai pas la fin, mais ce film m'a touché, je pense tout particulièrement par cette relation entre mère et fille et cette absence tellement violente, davantage même qu'un décès dont on peut faire le deuil. Beaucoup d'émotion dans ce film, et beaucoup de belles images avec un rendu "très espagnol" aussi, et la griffe d'Almodovar dont j'ai hâte de découvrir d'autres films !



mardi 24 mai 2016

Café Society

Woody Allen nous plonge dans l'Amérique des années 30, au son du Jazz new-yorkais et dans une atmosphère hollywoodienne. Sur une trame romantique d'un garçon maladroit amoureux d'une belle jeune femme qui en choisira un autre, plus établi et plus riche, on s'ennuierait presque. Sans surprise, l'amourette se construit sur de belles images léchées et de belles tenues chic. Et s'achève sur un rebondissement sans bruit et trop convenu, même pas amusant.

A Hollywood, on traite le business à coup de téléphone et de soirées mondaines, et le producteur a les atouts pour séduire une jeunette. Sa toute petite culpabilité face à sa formidable épouse, depuis 25 ans, n'est pas longtemps crédible, et ce personnage n'apporte pas beaucoup de profondeur à l'histoire.

A New-York, le frère "gangster" règle ses affaires à coup de feu et de ciment... et gagne lui aussi la richesse et le succès dans cette période où la fête, la musique et les stars pavoisent au son du jazz. Ce frère prodige est un "parrain" qui protège toute la famille, les parents laborieux et la sœur au mari trop mièvre.. il apporte heureusement une mafieuse touche d'humour à ce film !

Quant aux protagonistes, dans le rôle du jeune niais, Jesse Eisenberg n'a pas beaucoup de charme, et malgré son évidente progression sociale, il reste bien pâle. La jolie Kristen Stewart a du talent et de beaux yeux, mais n'est pas bien convaincante dans son rôle de jeune idéaliste corrompue par le vieux producteur !

Malgré ces critiques, j'ai bien aimé ce film. Parce que j'aime l'ambiance, les plans et les gestuelles, les dialogues rapides et bavards, les robes superbes, les filles magnifiques (et surtout Blake Lively) et ce champagne qui coule à flot et nous transporte à cette belle époque où les gangster avaient un charme fou !





vendredi 20 mai 2016

Plongée en cuisine

J'ai eu la chance, invitée par mon amie Sophie de Turbigo-Gourmandises, de participer à un atelier de cuisine pour blogueuses !

J'ai donc pénétré comme une petite souris dans le royaume des blogueuses culinaires, invitées par une marque de rondelles en caoutchouc pour bocal, Hutchinson-rondelle.fr. Ces reines de la bloggosphère dont les posts sont suivis par des milliers de followers, forment une communauté de passionnées de cuisine, très sollicitées par les marques qui y font des opérations de marketing très tendances !

J'étais un peu impressionnée en arrivant (en retard, cause d'horaires de bureau), mais leur accueil a été super chaleureux et généreux ! Tablier attaché, mains lavées et hop, me voici une cuillère dans la main à remuer quelques kilos de Rissotto à l'encre de seiche doucement et fermement, sous l'œil bienveillant du Chef Cusinier !

Attention, on me rappelle gentiment que la cuisine est équipée en wifi pour pouvoir poster en direct une vidéo du riz qui gonfle dans son jus noir.. n'oublions pas le but de cette soirée : vendre la marque et son formidable esprit d'innovation de rondelles super pratiques ! Evidemment, je n'ai pas vraiment de blog de cuisine (le mien est réservé à la famille...) mais je m'empresse de sortir le téléphone/caméra pour faire comme tout le monde ! La scène est assez étrange quand les cuisinières se tranforment toutes en geek-paparazzi, absorbées sur leur mobile par leur publication...

Au fil de la soirée, ça rigole, ça "battle" en cuisine, ça s'échange des bons plans, ça parle bouffe bien entendu, ça piaille.. une cuisine pleine de filles qui savent bien sûr faire 10 choses à la fois, même si parfois le gratin brûle un peu, le poulet attache à la casserole.. et qu'il faut aussi ranger, laver, nettoyer.. comme à la maison ! Ah j'oublie, on avait 2 garçons (non bloggeur), et surprise.. le Chef était un homme ! No comment...

Pour finir, nos présentations en bocal étaient très réussies, délicieuses et vraiment c'est joli et pratique ! Je pourrais utiliser ces bocaux pour recevoir dans un premier temps, et peut-être faire  un peu de stérilisation aussi : ma grand mère faisait des bocaux de cerises, eh bien moi je ferai du Rissoto en Boco : il parait que c'est un nouveau concept gastronomique et rapide !

Je suis repartie épuisée mais boostée de bonne humeur, de bons conseils du chef, de bonnes recettes, et de beaux cadeaux (dans mon tote bag : mon Rissoto, mon Fenouil/poire/féta.. et de bons petits produits gourmets) !
Alors merci mille fois à toutes ces blogueuses, c'est bon pour ma santé !